Le Cirque de Pau

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Sur le plan international et national.

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Histoire du Polo

Recherches en cours...

Le Polo à Pau

L'historien du polo Harold Laffaye nous raconte que ce sport fut introduit à Pau par James Gordon Bennett Junior et un autre américain, William Knapp Thorn. Après de plus amples recherches, le même auteur nous donne la liste complète des fondateurs : le comte de Madré, James Gordon Bennett, MacReary, Alfred Torrance, Charles Carroll, Tom et Jack Dryborough. Un article de presse nous décrit un match à Billère en septembre 1872. Il est évident que le polo s'établit avant cette date, car Henri de Gron nous donne un compte rendu d'un match qui eut lieu en novembre 1871.

Le terrain de polo de la plaine de Billère, situé entre le Gave et la route de Bayonne, mesurait 300 m de long et 150 m de large. L'engouement pour ce nouveau sport provoqua une demande auprès de la ville de Pau afin qu'elle fasse procéder à des aménagements de la route d'accès. La Société du Polo venait de voir le jour et c'est en 1875 qu'un journal local en publia les règles. ("Polo" dans Le Journal des Etrangers du 23 octobre 1875).

La règle n°1 stipulait que les poneys ne devaient pas mesurer plus de 1,43 m au garrot ; aux premiers jours, les joueurs utilisaient en effet de petits chevaux, raison pour laquelle, ils sont appelés “poneys“.
La dernière règle (n°14) stipulait, judicieusement que l'entrée des chiens était strictement interdite.

La liste des principaux joueurs contient beaucoup de noms familiers aux lecteurs de Vaufreland, tels Henry Ridgway, Eustace Jameson, J. Morris Post ( ces deux derniers seront membres fondateurs du club de jeu de paume), Alfred Torrance et Robert Stewart Savile, mécène de la Savile Cup de Nouvelle-Zélande, créée en 1899 alors qu'il était adjoint du gouverneur général, le comte d'Onslow.

En 1878, quand le parc Beaumont devint propriété de la ville, on pensa d'abord y aménager un terrain de polo, mais la municipalité n'offrit à la Société de polo qu'une concession temporaire (comme elle le fit pour le jeu de paume), alors que la Société la voulait permanente et définitive.

En 1902, un autre terrain de polo voyait le jour au champ Bourda à Jurançon, mais ce sport disparut définitivement avec la première guerre mondiale.

En somme, de la fin du XIX e siècle à la première guerre mondiale, Pau et quelques autres villes françaises connurent un destin très particulier. La vie sociale et l'économie étaient aux mains de très riches familles britanniques et américaines, dont le point commun était l'amour immodéré du cheval.