Société d'encouragement et Hippodrome

Les tribunes

Installations au Pont-Long à partir de 1839

L'Hippodrome de Pau est inauguré en 1843

La première piste d'entraînement fut tracée en 1847

Histoire du lieu


Pour l’anecdote, l’hippodrome devait être construit sur les terrains qu’occupe actuellement le golf de Billière, mais la mairie s’y est opposée. C’est la raison pour laquelle le début des courses a été retardé. Elles finissent par s’installer donc sur la lande du Pont-Long. Les 23, 25 et 27 août 1843 ont lieu trois réunions, soit 12 jours avant celles de l’année passé. La présence de S.A. R. Mgr le duc de Montpensier (la maison d’Orléans) qui venait assister à l’inauguration de la statue d’Henri IV, les avait fait avancer pour l’inauguration officielle de l’hippodrome et son baptême devant 35 ou 36.000 spectateurs.
L’hippodrome du Duc de Montpensier, c’est ainsi qu’il s’est appelé à l’origine, sera rebaptisé cinq ans plus tard, hippodrome de Pau.


La Société d’Encouragement des Basses-Pyrénées pour l’Élevage du Cheval aurait été fondée en 1839 sous la présidence du comte Pierre de Saint-Cricq (ministre et président du conseil général des Basses-Pyrénées) (honoré le 5 décembre) assisté de son vice-président, le vicomte Napoléon Duchatel, préfet des Basses-Pyrénées (de 1837 à 1842). Les commissaires de l’époque avaient pour noms : le comte Amédée de Beaumont (officier de Saint-Cyr qui prendra le poste de président en 1850), Ch. de Bray, les barons d’Ariste, Bernadotte et Pierre de Laussat, le magistrat Adolphe d’Artigaux ou Dartigaux, (l’époux de Caroline de Saint-Cricq qui avait eu Franz Liszt, le compositeur, comme amour de jeunesse).


La société consacre ses réunions aux courses plates (sur une piste de 2.000 m.) puis en 1852, l’obstacle apparaît sur les programmes avec steeple-chase à partir de 1856 (un tracé créé sur un modèle anglais par Henri Manescau). La Poule d’Essai (de Pau), un des plus anciens classiques de plat du Sud-Ouest, est créée en 1860 et le Grand Prix (de Pau), un steeple-chase sous forme de handicap, officiellement en janvier 1879, deux jours après la Grande Course de Haies. Des tribunes en bois sont construites en 1863 sur le modèle de Chantilly, reconstruites en pierre en 1876, trois ans avant le premier Grand Prix.

Le premier vainqueur du Grand Prix s’appelait Cupidon. Monté par un vieux cavalier anglais, Alfred Purr (qui n’avait de courage pour se mettre en selle que l’eau de vie aidant), le hongre de 7 ans appartenait à un Béarnais, voiturier de la ville, Pierre Ranguedat qui l’entrainait d’une façon bien particulière. À la tête de la régie du service régional des diligences, il faisait effectuer à son brave coursier attelé, deux fois par semaine, le trajet Pau-Laruns afin d’y emmener et de ramener les curistes d’Eaux-Bonnes (soit 75 kms). Il volait ensuite sur les obstacles du Pont Long. Pour l’anecdote, il avait été élevé dans le Limousin par un certain Psalmet de Vanteaux.

Juste après la Première Guerre, des épreuves d’obstacles sont organisées sur l’hippodrome de Sers par le Trotting Club béarnais, fondé en 1891, future Société béarnaise du demi-sang, dont les derniers présidents ont été le vicomte Henri de Vaufreland et le comte Hubert de Navailles.

L'hippodrome est constamment utilisé depuis et a connu de nombreux travaux de rénovation, d'agrandissement et d'amélioration, dont :

1896 : une piste hersée

1924 : création du parcours de cross

1961 : création d'un parcours de haies permanent type Auteuil.

1999 : création d'une piste en sable fibre de 2 250 m de long dont une ligne droite de 400 m

et extension est et ouest des pistes d'obstacles.

2006 : rénovation des tribunes et des réaménagements du hall intérieur chauffé de 100 m2

Voilà en quelques lignes les débuts des activités hippiques en région paloise.