Une pépite...

Une découverte inattendue

Au cours d’un passage dans les locaux de Pyrénéa Sports au Hédas, Jean Pierre Broutschert a fait une découverte à la fois surprenante et inattendue : un superbe trophée en bois sculpté, véritable chef d’œuvre d’un artiste exceptionnel qui avait été capable de le réaliser entièrement dans la masse.  

Cette œuvre d’environ  80 cm de haut représentait un aigle survolant un isard qui protégeait son petit de l’attaque du rapace. Travail de longue  haleine exceptionnel dont on est incapable de dire le nom de l’auteur. Il faut préciser que le socle de cette sculpture porte la mention « Trophée Henri Sallenave » du nom d’un ancien maire de Pau.

Cette inscription laisse supposer que le trophée fut créé au tout début des années 1900 pour récompenser une compétition de ski dont Henri Sallenave fut un des pionniers dans les Pyrénées.

Délaissée dans un coin du siège du club, la sculpture était hélas dans un triste état : une aile de l’aigle était cassée et d’autres parties des animaux étaient manquantes ou abimées ; le tout sous une poussière accumulée au fil des décennies. Impossible pour Jean Pierre Broutschert d’accepter que cette œuvre magistrale puisse rester dans cet état, il fallait essayer de lui redonner la vie qu’elle méritait et la sortir de l’anonymat où elle était plongée depuis longtemps.
Une façon de rendre hommage au personnage qu’avait été Henri Sallenave.
Avec aussi le regret de ne pas en connaitre l’auteur.

Il proposa à un de ses copains, Yves Coup, sculpteur amateur, instituteur à la retraite, de se charger de sa restauration. Mission acceptée avec à la fois appréhension, humilité et fierté.  Appréhension de ne pas « trop » se louper, humilité face au talent de son créateur, fierté aussi d’avoir été choisi pour tenter cette restauration.

Un défi qu’Yves Coup releva aussitôt, conseillé par son professeur de sculpture dans son club des Arts Appliqués du Bois à Jurançon, Jean Claude Giuseppi

Et même si, comme il est difficile pour un artiste peintre de retrouver le coup de pinceau d’un grand maitre de cet art, il s’appliqua à essayer de respecter la « patte » de ce « grand maître de la gouge »… son…Coup… de main, en quelque sorte. Il fallut donc recoller cette aile défaillante par-ci, une fougère par-là, remettre une oreille à l’isard, des griffes à l’aigle et enfin, après un nettoyage méticuleux, toute poussière enlevée, redonner un « coup de jeune » au bois terni par tant d’années.

Mission accomplie.

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